Insidens poursuit le travail d’enquête débuté en 2013 avec le premier Baromètre des déchets©. Les résultats de la seconde édition, réalisée en 2014, sont désormais disponibles. L’objectif de cet outil unique à Mayotte ? Mesurer l’évolution des perceptions des habitants sur la gestion et le traitement des déchets, afin de progresser en matière de préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

Par rapport à 2013, comment évoluent les perceptions des habitants de Mayotte sur la gestion des déchets ?

Les citoyens interrogés se montrent plus critiques sur le niveau de propreté du territoire : 80 % d’entre eux jugent que l’ensemble des communes est « sale », contre 55 % en 2013. L’importante communication effectuée sur les déchets au cours de l’année écoulée a pu avoir pour conséquence d’augmenter le niveau d’exigence des usagers.
En outre, en dépit des efforts des pouvoirs publics, les habitants de Mayotte ne perçoivent pas encore d’amélioration quant à la gestion des déchets, qui obtient une note moyenne de 3,02 sur 10 en 2014, contre 3,30 en 2013. Néanmoins, ces résultats ne doivent pas occulter la bonne adhésion des Mahorais à la pratique du tri : 27% des déchets dont la filière de récupération n’est pas encore déployée sur l’île sont malgré tout déposés chez un gestionnaire ou à la consigne.

Méthodologie employée pour l’enquête

Les équipes d’Insidens et d’Eco-Emballages travaillent en synergie depuis deux ans sur ce projet pour assurer rigueur méthodologique et pertinence territoriale. C’est le fruit d’un engagement commun pour toujours mieux faire coïncider besoins des habitants et processus techniques performants.

L’enquête a été réalisée au 1er semestre 2014 auprès de 971 personnes. 635 entretiens ont été effectués en face-à-face, en français et en shimaorais. L’ensemble des communes du territoire est représenté.

Envie d’en savoir plus sur les résultats de notre Baromètre ?

La synthèse complète du Baromètre des déchets© 2014 est disponible sur ce lien. Retrouvez également l’interview vidéo d’Anne-Constance Onghéna, Directeur Général d’Insidens, qui nous explique pourquoi les technologies de l’information et de la communication et l’environnement sont intimement liés. Enfin, n’hésitez pas à consulter la synthèse de l’édition 2013 du Baromètre.

La presse en parle

              • Kwezi, Intervention en plateau d’Anne-Constance Onghéna lors de la matinale le 10/10/2014

    • Flash Infos, le 14/10/2014
    • Mayotte 1ère, Interview d’Anne-Constance Onghéna dans le cadre d’un reportage du JT sur le Baromètre, 14/10/2014

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2 Comments

  1. comment ameliorer les methodes ramassages des ordures ménagères à long therme avec les maigres moyens de la sidevam 976. Puisque les services de l’état ne fait effort sur la propriété de cet île. Il serait bien que les installations des contenneurs dans les zones sensibles des que possible.

  2. Bien sûr on ne peut pas se contenter d’être un observateur d’une situation c’est pourquoi j’applaudis à l’initiative conduite actuellement et qui vise à former des agents de déchetterie. Outre le titre V qui découlera de cette formation, ce sont des ambassadeurs de la préservation de l’écosystème qui étudient. Je les croise tous les jours et je les encourage sur cette voie. Voie d’avenir professionnel pour eux et voie d’avenir pour Mayotte qui souffre encore d’une image “malpropre”.
    Je suis sidéré d’observer des personnes qui déposent encore des déchets en bordure de route. Certes il n’existe pas encore de benne pour collecter les encombrants mais faut-il pour autant les abandonner à ciel ouvert.
    Prendre le temps de marcher sur les bords de route, c’est constater l’étendue du chantier encore à entreprendre. On se croirait parfois sur les autoroutes métropolitaines border d’immondices.
    Les services font beaucoup, je l’ai vu hier à Passamainti. Mais quel coût pour la collectivité alors qu’un simple geste individuel suffirait à faciliter la vie du collectif.

    En tout cas, merci pour vos conclusions qui prêtent malgré tout à l’optimisme.

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