Voilà quelques semaines que vous découvrez la gestion des déchets à Mayotte et plus particulièrement le service public de la collecte, par ailleurs vous êtes un professionnel de ce domaine depuis plus de 20 ans, quels sont vos premiers constats ?
Les équipes des différents syndicats et des villes adhérentes du SIDEVAM font face à de grosses difficultés au niveau de la disponibilité de leur matériel.
Cela entraîne un taux de disponibilité de 57% des véhicules affectés à la collecte.
Malgré cela, un travail remarquable de maintien du service public est accompli par les équipes, parfois au prix d’une mobilisation hors norme du personnel sur parfois 4 équipes successives en 24H

Vous semblez dire que les syndicats font de leur mieux, mais cela ne suffit pas car souvent les habitants sont mécontents pourquoi ?
Bien que la plus part des ordures ménagères soit collectée (plus de 90%), les ordures restantes sont extrêmement visibles (déchets épars, sacs éventrés, petits tas sauvages etc…)
Ce résiduel non collecté provoque plus un problème de propreté urbaine que de ramassage des ordures ménagères.

A la veille de la mise en place de la fiscalité locale dont une partie financera le service public de la collecte et de traitement des déchets, vous pensez qu’il sera possible de faire mieux en réduisant les coûts ?
Faire mieux en réduisant les coûts est le but idéal que toute opération d’optimisation doit chercher à atteindre.
Cependant, dans le cas spécifique de Mayotte, considérant qu’il y a malgré tout un déficit de service, et que ce service est délivré avec assez peu de moyens, il semble difficile de réaliser conjointement l’amélioration du service et la diminution des coûts .

Nous pensons que la solution résidera dans la mise en place d’un procédé de collecte radicalement différent des procédés classiques.

Nous travaillons actuellement à la formalisation.